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On a remis cela avec Le Mike ! No-kill, mon amour !

La truite, quand tu nous tiens !

Bon, comme vous le savez, Mike et moi aimons nous réveiller fort peu tôt et, le temps de lui téléphoner, de charger la voiture et d'arriver chez lui, l'après-midi était bien entamée. De plus, le temps d'arriver sur la pêche, elle était presque terminée. Pêche du soir, espoir !
J'avoue que la pêche de la truite m'avait bien plu l'an passé et, cette année, je confirme qu'elle m'a bien pris ! Une belle truite sauvage qui mord, c'est une sensation particulière, surtout avec du matériel assez léger : une canne fine et légère, de la tresse et un vairon sur une monture Ariel, c'est l'assurance d'avoir des décharges d'adrénaline.
Il me manquait néanmoins une chose : ma première grosse truite, je parle d'une plus de 45cm. Secrètement, ce dimanche 31 mars, en arrivant à la rivière, l'espoir a bien traversé mon esprit.
Bon, si cela vous intéresse, Mike n'a plus froid aux pieds, mais aux mains, et, pour ma part, je m'habille plus légèrement, donc je sue moins (voir article précédent). On s'adapte, on s'adapte :)
Nous avons à peine 2h de pêche devant nous et découvrons l'endroit. Les fosses se succèdent, mais nous n'avons pas de touche. La première demi-heure est calme. Arrivé sur un beau plat, Mike me passe le témoin et j'attaque la place. Après un ou deux lancers approximatifs, j'arrive à toucher la belle veine d'eau et ma ligne se tend ... décrochée ... ahhh, mon cœur s’arrête ! Je continue à mouliner et, de nouveau, la truite attaque ! Une belle bête, nettement plus combative que les 33cm qu'on a faites des jours précédents. 

Non di djuuuuuu

Oui, c'est ce que j'ai dit ! Après 5 secondes de combats, cette belle fario de près de 40cm vient de se décrocher pour la seconde fois. J'incrimine les triplettes trop petites de ma monture Ariel qui est remontée directement avec des n°14. Je râle, mais la déception passera bientôt !

Je remonte, tu remontes, nous remontons

La prospection continue, malgré le froid et des eaux très claires. Nous arrivons dans un plat du feu de dieu qui va nous valoir 5 ou 6 touches pour autant de décrochages de la part d'un beau poisson et de petits (28-30cm à vue de pif). Ces poissons sont incroyablement agressifs et donnent des coups de nez dans le vairon, plus que de l'avaler. Après ces 15 minutes de folie, nous sommes chauds comme la braise et nous nous promettons de ne plus nous faire avoir. Là, cela commence à être gênant ! Le trou suivant est encore plus beau : étroit, profond, avec une bel affouissement de la berge. C'est fait ! J'ai ma première ! Une magnifique fario de 28cm, rapidement suivie d'une seconde. Et Mike s'y mets aussi ! Nous en prendrons 4 et Mike en décrochera encore une. C'est Byzance, ce trou.

Une fin de pêche de tout beauté

Depuis le précédent trou, le soleil, enfin, la lumière, est un peu moins présent et cela semble motiver les poissons à bien mordre. 19h à ma montre ... l'heure de la réussite ? Le dernier trou que nous ferons tient plutôt de la fosse et, a posteriori, nous l'évaluerons à près de 140cm de profondeur. Mike s'y colle en premier : au deuxième lancer, c'est bingo et il ramène une truite de près de 40cm ... quand je vous disais qu'il excellait sur les grosses ! Damned, elle se décroche à ses pieds. Le temps qu'il remplace son vairon, je commence à lancer. J'arrive juste à placer mon vairon dans le trou quand ma canne plie soudainement : c'est lourd et ça donne de gros coups de tête. Après avoir pensé qu'elle s'était prise dans des branches, je me rends compte que je tiens une super bestiole au bout de ma ligne. Le combat est lourd et tout en puissance. Je n'ai jamais connu cela ! Mon cœur s'emballe complètement quand je la vois arriver. Mazette, quel engin ! Une énorme truite, ma plus grosse, piquée par ce petit triple sur le bord de son bec ! Heureusement, Mike, en homme d'expérience la maitrise et la sort de l'eau. Elle est encore plus impressionnante que je ne le pensais : une robe foncée, une énorme gueule, des poids rouges et noirs. Superbe !
Le temps de la mesurer et de la photographier, je vais vite la remettre dans son élément et, pour mon plus grand plaisir, elle retournera prestement dans sa fosse. Le verdict est tombé : 47cm. Oui, c'est énorme, je trouve aussi !



Le temps de repiquer le triple sur le vairon fraichement utilisé, je relance dans la fosse et, de nouveau, je pique une belle truite ! C'est incroyable, ce trou ! Elle fait 38cm ! Ce sera la dernière de la journée.

Épilogue

En revenant à la voiture, la discussion va bon train. Nous analysons ce qui s'est passé et nous tentons de trouver une explication aux décrochages de la première heure et aux belles prises de la dernières. Ce qui nous vient à l'esprit est que, vu la clarté des eaux aujourd'hui, nous avons été vu quand la lumière était trop forte et que la dernière heure de lumière était bien plus favorables aux intrépides pêcheurs que nous sommes !
Allez, la semaine prochaine, on y retourne !


Le No-kill, pourquoi ?

C'est simple : les rivières en Wallonie produisent environs 3 truites par pêcheur et par an. 5 truites par jour est une limite qui est donc absolument insoutenable pour nos cours d'eau. Si nous voulons de belles truites, il est temps de comprendre que la pêche de ce poisson doit changer et qu'on doit strictement protéger nos poissons de souche ! La rivière n'est pas un étang-pêcherie dont on reprendrait tous les poissons, c'est un milieu fragile, à protéger. Mike, Chris et moi avons fait le choix du no-kill et nous laissons à la nature le rôle de régulateur. Cela ne tuera pas la pêche, cela n'est pas frustrant et, je dirais même plus, c'est très agréable de se dire qu'on a pris du plaisir, sans tout démolir ! Essayez de remettre vos poissons à l'eau, vous verrez que vous prolongerez votre plaisir ! Bonne pêche no-kill à tous !
On a remis cela avec Le Mike ! No-kill, mon amour ! On a remis cela avec Le Mike ! No-kill, mon amour ! Reviewed by Schmitz Jean Noel on 22:55 Rating: 5