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Le Franc Pêcheur est le blog de la revue du même nom. Il est également l'organe de communication de la Fédération Meuse Aval ASBL. Celle-ci comprend actuellement 5 sociétés fondatrices : la Société Royale des Pêcheurs à la Ligne de la Basse-Meuse Liégeoise (SRPBML, anciennement FRPBML et FPBML), les Amis de la Mehaigne, les Pêcheurs du Bas-Geer, Ambresin et Noville. Ces sociétés se battent pour certaines depuis plus de 50 ans pour la protection de la faune aquatique et des droits des pêcheurs. Les eaux que nous gérons couvrent la Meuse, de l'aval du pont d'Andenne jusqu'à la frontière avec les Pays-Bas (Lanaye), le canal Albert sur tout son parcours en Wallonie, la Mehaigne, la Berwinne et ses affluents, la Gueule, ainsi que la darse de Cheratte et la gravière Brock à Hermalle-sous-Argenteau (les 2 dernières dépendent de la Basse-Meuse), soit le sous-bassin de la Meuse aval !

Nous publions 4 fois par an la revue "Le Franc Pêcheur" que nos membres reçoivent pour seulement 5€ d'affiliation annuelle sur le parcours banal (de 30 à 55€ sur les parcours privés) ! La carte de membre à la Basse-Meuse donne également accès à la darse de Cheratte et à la gravière Brock !
Enfin, sur demande, vous pouvez recevoir un permis pour pêcher la Meuse mitoyenne aux Pays-Bas, valable 2 ans (valeur +/-20€) !

lundi 29 avril 2013

Quand le ministère nous veut du bien ... et la réponse des fédérations wallonnes ! A LIRE ET A PARTAGER !

Voici le texte qui a été publié sur le site de Monsieur le Ministre Di Antonio pour l'ouverture de la pêche de la truite : http://diantonio.wallonie.be/quelle-p-che-en-wallonie



Et voici la réponse des fédérations halieutiques wallonnes : 

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Communiqué de presse
 des Fédérations halieutiques



Le monde de la pêche s’étonne : le Ministre Di Antonio fait-il cavalier seul ?


A l’occasion de l’ouverture de la pêche à la truite, le 16 mars 2013, Monsieur le Ministre Di Antonio faisait le point sur la réforme de la pêche en Wallonie. N’ayant plus eu d’informations officielles depuis le 17 avril 2012, c’est avec étonnement que les structures associatives de la pêche et leurs membres ont pris connaissance des nouvelles orientations de la réforme par voie de presse.

Le communiqué a suscité de vives réactions au sein du milieu associatif de la pêche. L’ensemble de ces structures ont œuvré sans compter depuis 2003 à l’élaboration d’un ambitieux projet afin d’intégrer les dispositions de la Directive Cadre Eau dans l’organisation des structures halieutiques et la réglementation de la pêche en Wallonie (http://www.maisondelapeche.be/telechargements/BrochureReformeWeb.pdf). Le milieu associatif de la pêche s’interroge et s’inquiète des nouvelles orientations prises sans aucune concertation et qui divergent des objectifs initiaux de ce projet de révision de la législation sur la pêche en eau fluviale datant de 1954 et aujourd’hui obsolète.

La réforme s’enlise…


Le projet de réforme initié par le monde de la pêche avait le mérite d’être équitable, cohérent, concerté et de répondre aux objectifs imposés par l’Europe. L’Administration en charge ainsi que le Ministre de tutelle ont régulièrement été tenus informés de l’état d’avancement des travaux. Depuis 2007, année où notre projet finalisé a été remis entre les mains du politique, celui-ci a fait l’objet de négociations. Les modifications ont eu pour résultat d’aboutir à un avant-projet de décret approuvé en première et deuxième lecture par le Gouvernement wallon. Depuis l’avis rendu par le Conseil d’Etat en juin 2011, le monde de la pêche est sans nouvelles…


Les plans de gestion piscicole et halieutique, une opportunité de financement manquée !


Les plans de gestion piscicole et halieutique constituent la clé de voute de la réforme. La méthodologie proposée pour leurs mise en œuvre a été avalisée depuis plusieurs années par le Service Public de Wallonie. Dans une démarche proactive, la demande de financement de ces projets a été introduite à plusieurs reprises par le biais de la Maison wallonne de la pêche afin de bénéficier d’une intervention financière du Fonds Européen pour la Pêche à raison de 50 %. Outre le retard pris par rapport aux objectifs de bon état écologique des masses d’eau pour 2015, la mise en œuvre de ces plans devra maintenant être intégralement financée par la seule Wallonie. Dont coût, plusieurs centaines de milliers d’euros pour la collectivité !


Restauration d’habitats, de la volonté mais peu de moyens !


Il existe une réelle volonté des pêcheurs de mettre en œuvre des politiques de restauration des habitats car ils sont, comme le reconnaît le Ministre, des acteurs primordiaux de la gestion durable des cours d’eau wallons. Des actions de ce type sont d’ores et déjà menées par les Fédérations mais les moyens financiers manquent. Le budget actuel du Fonds Piscicole de Wallonie (intégralement financé par l’argent des permis de pêche) ne permet pas d’assumer davantage d’actions de restauration d’habitats aquatiques sans porter préjudice à d’autres actions importantes.


Le permis de pêche n’est plus indexé depuis 1989 !


Une revalorisation du prix du permis de pêche aurait permis d’apporter au Fonds Piscicole de Wallonie une partie des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions actuelles.

Pour pratiquer la pêche au bord de l’eau, le permis vous coûte 14,14 €. Avec ce sésame, vous pouvez aller pêcher toute l’année sur tous les cours d’eau navigables et flottables de Wallonie. Aucune activité sportive ou de loisirs ne peut rivaliser financièrement avec la pêche. 


Le prélèvement des pêcheurs seul en cause ?


Depuis longtemps, les Fédérations et les sociétés de pêche pratiquent déjà volontairement le prélèvement raisonné des poissons et l’encouragent. Néanmoins, le déclin de la faune piscicole trouve bien plus son origine dans de nombreuses autres causes telles que les pollutions, les centrales hydroélectriques, les oiseaux piscivores, etc.


En conclusions…


Les Fédérations halieutiques regrettent d’être écartées de l’évolution du dossier de la réforme de la loi sur la pêche depuis plus d’un an. L’absence d’informations et de concertation est contraire à la démocratie participative prônée par le Ministre-Président et est préjudiciable à l’aboutissement de la réforme tant attendue par le monde de la pêche.




Les Fédérations de pêcheurs réunies à Namur le samedi 27 avril 2013

jeudi 25 avril 2013

Le Franc Pêcheur n°221 arrive ! Voici son contenu.

Le FP 221 va bientôt sortir de presse et vous devriez, chers abonnés, le recevoir dans le courant du mois de mai.

Voici le contenu de sa table des matières :

  1. Editorial
  2. Rapport moral de l’année 2012
  3. Ecole de pêche et nature de Liège
  4. En direct du Net
  5. De tout un peu
  6. Une partie de pêche originale
  7. Section de Wandre : palmarès
  8. Section de Wandre : activités 2013
  9. Annonce de l'atelier technique du 8 juin (noeud, lancer, coulage de plomb, ...)

jeudi 18 avril 2013

Billet d'humeur : un monde plein de dangers (édito du futur Franc Pêcheur n°221)

Après avoir subi depuis plus de 20 ans les vagues de cormorans, nous vivons également depuis la dernière décennie un pillage qui n’a rien de naturel, celui-là : des invasions barbares venues de l’Est qui, bien loin de nous apporter une série de nouvelles technologies comme l’avaient fait les invasions des IV-Ve siècles, pillent les ressources bien fragiles de notre nature déjà mal en point : que de poissons repris, que de canards, d’oies et de cygnes sacrifiés, que d’ail des ours arrachés de l’humus de nos bois ! Ne parlons pas des menaces proférées et des intimidations.
Cette vague de braconnage n’est pas nouvelle du tout : elle est la conséquence d’un manque chronique de contrôles et d’une série de décisions inconséquentes. Chassés des Pays-Bas, qui mettent les moyens nécessaires à faire respecter la loi, et d’Allemagne, qui, en plus de contrôler strictement les pêcheurs, leur fait passer un examen pour obtenir le permis, ces vandales profitent du prix ridiculement bas du nôtre (qui, rappelons-le, n’a plus été indexé depuis presque 20ans, aux dépends des budgets de la pêche) et du manque chronique d’effectifs au Service de la Pêche et à l’UAB. Nos pouvoirs publics ont fait bien peu de choses pour endiguer le phénomène.
Et notre fédération dans tout cela ? Nous avons écrit, fait des propositions, invité le ministre à rassembler le Conseil Supérieur Wallon de la Pêche, demandé à ce qu’un homme du ministère vienne constater lui-même une série de faits. La réponse fut toujours la même : Mr X ou Y s’occupe de votre dossier … des mois plus tard, personne n’a appelé et nous n’avons rien reçu d’autre ! Enfin, après d’innombrables plaintes et quelques grosses colères, notre président est arrivé il y a peu à obtenir plus de contrôles sur la Meuse et le canal Albert. Les interpellations de 2 parlementaires (1 MR et 1 CDH), ainsi que des articles dans La Meuse et La Libre Belgique ont fait leur petit effet.
Cependant, par «plus de contrôles», n’espérez pas l’impossible : depuis le départ à la retraite de notre estimé André François, il ne reste que 12 gardes au Service de la Pêche. L’UAB a subi une cure d’amaigrissement encore plus forte sous Benoit Lutgen et ne compte plus qu’une dizaine de membres. De plus, dans les attributions des gardes-pêches, la répression ne représente qu’une partie de leur travail et la part administrative n’a fait qu’augmenter ces dernières années. Et si l’UAB est clairement répressive, elle doit également couvrir les bois de Wallonie ! Peut-on reprocher à une toute petite vingtaine de personnes de ne pas être omniprésents ? Assurément pas ! La Basse-Meuse liégeoise n’est qu’une partie d’un des 13 triages piscicoles de Wallonie et pour couvrir le reste, les 12 gardes restants font déjà des horaires que beaucoup d’entre nous ne voudraient pas avoir. Personne ne peut travailler 7 jours sur 7 et 24h sur 24 et les efforts que Xavier Rollin demande à ses hommes sont déjà remarquables, mais, paradoxalement, très insuffisants pour endiguer le problème. La faute à qui ? Les fédérations ont depuis longtemps déjà demandé l’agrandissement du Service de la pêche, que ce soit grâce à l’engagement de nouveaux gardes ou à la réaffectation de gardes forestiers. La crise économique a toujours été l’excuse « tarte à la crème » la plus communément brandie par nos politiciens pour ne rien faire, et ce même quand tout allait bien. Une certaine doctrine économique (malheureusement) en vogue en Europe est de dire que l’Etat coûte toujours trop cher et qu’il faut limiter les services publics. On a réformé la police d’une manière catastrophique, la SNCB a un taux de satisfaction bien bas, ses trains sont en retard et ses infrastructures sont, selon un rapport récent, vétustes … et j’en passe.
Alors, des gardes remplacés par des sociétés privées ? Cette idée pourrait germer dans la tête de certains. Pour moi, c’est un non catégorique. C’est à l’Etat d’assurer notre sécurité. Nous payons assez d’impôts et il est anormal que notre argent ne nous revienne pas grâce aux services publics. Nous voulons de la création d’emplois en Belgique pour la Belgique et pas de l’argent perdu à graisser la patte d’industriels venus d’ailleurs (qui a dit Mittal ?). A de rares exceptions près, nos derniers ministres nous ont habitués à la flamboyance de leurs déclarations et à capter les caméras, mais aussi à la médiocrité de leur action, quand quelque chose était fait. Monsieur le Ministre, vos administrés veulent être contrôlés. Il y a de nombreux demandeurs d’emploi dont le rêve est de travailler pour sauvegarder la nature. Investissez donc dans ces personnes et engagez quelques dizaines d’entre eux. Le budget n’en souffrira pas et l’Etat remplira un peu mieux les obligations qu’il a vis-à-vis de sa population !

Si nous nous sentons parfois bien mis à l’écart des décisions, il nous faut néanmoins reprendre confiance en notre potentiel. Notre intérêt est de nous allier dès que possible, aussi souvent que nécessaire, aux environnementalistes. C’est tout compte fait naturel, car nous défendons la même chose, même si nos buts sont légèrement différents. On doit savoir que nous, pêcheurs, voulons des contrôles et, loin d’être des destructeurs de la nature, nous en prenons soin et sommes sensibles à sa préservation. Nous avons un rôle à jouer et, plus particulièrement, dans le cadre des aménagements des centrales hydro-électriques sur nos cours d’eau. Cette énergie qui n’a de vert que le nom, coûte la vie chaque année à des tonnes de poissons en Wallonie, à cause des turbines qui fonctionnent comme des hachoirs. Plus elles sont petites, plus elles tournent vite, plus elles sont mortelles pour les anguilles, les truites, les tacons et tous les autres poissons qui y passent.
Des solutions existent : soit on dispose des grilles en amont et en aval desdites turbines, mais il faut les nettoyer régulièrement, soit on dispose des très efficaces machines à ultrason de la société Profish. Mais les exploitants trouvent souvent cela trop cher à l’utilisation ou à l’entretien. Le cas des turbines électriques est une bataille qui n’est pas perdue et nous devons y prendre part. S’il n’est actuellement pas possible d’imposer les grilles et/ou les ultrasons aux installations déjà en activité, il est de notre devoir d’insister lourdement, conjointement avec le Service de la Pêche et les environnementalistes, pour que les futurs sites en soient pourvus et que la législation soit respectée.
Les contrats-rivières sont justement des lieux où nous devons être présents pour que notre voix soit entendue par le plus grand nombre. C’est encore une fois du travail bénévole, de l’énergie investie et dépensée, mais notre passion mérite bien quelques sacrifices. On n’a pas le droit de se taire en se disant que d’autres feront le travail à notre place ou, pire, parce qu’on n’a pas envie d’être ennuyé. L’adage disant que pour vivre bien, il faut vivre caché ne fonctionne plus ici. Pour pêcher dans le futur, il nous faudra nous imposer en tant que force protectrice de la nature, consciente de son action et structurée. Je le dis et je le répète depuis des années : quand vous avez la possibilité d’être entendu, profitez-en ! On doit savoir que le pêcheur a une action positive sur l’eau ! On doit savoir qui nous sommes !

Enfin, il est plus qu’urgent d’entamer une réflexion large sur les politiques passées de rempoissonnements, sur les limites de prélèvement de poissons et, quelque part, sur certaines de nos habitudes à la pêche. On peut reprendre 2 brochets, 5 truites, 50 vairons, une quantité illimitée de carpes, gardon, brèmes par jour et j’en passe … Trouvez-vous cela normal ? L’exemple des truites est marquant. Les rivières de Wallonie produisent 3 truites sauvages par an et par pêcheur (chiffres du Service de la Pêche) et l’on peut en reprendre 5 par jour. Il suffit d’aller pêcher sur des zones en no-kill pour se convaincre de l’absurdité de ces chiffres : les canaux des Polders hollandais regorgent de brochets qu’on doit remettre à l’eau ; la Vesdre, hier mourante, est reconnue pour la taille et la densité fantastique de ses truites, qu’on doit également remettre à l’eau. Je ne désire pas que la pêche passe en no-kill complet, car je comprends le plaisir de ramener parfois un poisson pour le manger. Mais à quoi bon reprendre systématiquement une partie ou la totalité de nos prises ? Cela ne tuera pas la pêche, cela ne diminuera pas notre plaisir et vous serez content de prendre plus de beaux poissons tout en vous disant que nous n’avez pas eu une empreinte importante sur notre milieu, notre biotope.
Depuis longtemps, nous soutenons les populations de poissons avec des rempoissonnements, qui, comparés à la biomasse de la rivière, sont la plupart du temps une goutte dans l’océan, d’autant plus que la rivière est grande et l’espèce répandue (gardons, brèmes). Pour le brochet et la truite, les résultats sont plus visibles, car naturellement, ces poissons sont moins nombreux. En réalité, dans la plupart des cas, il serait très nettement plus valable de réhabiliter des frayères ou d’en créer des artificielles, comme les radeaux végétalisés à Cheratte, que de dépenser notre argent à remettre systématiquement du poisson à l’eau. Le rendement desdits ilots végétalisés est réellement fantastique et ils garantissent l’intégrité génétique des populations piscicoles par la non-introduction de poissons domestiqués dans la nature. Les résultats actuels sont très encourageants pour le futur.
Ceci dit, ne me faites pas dire ce qu’en aucun cas je n’ai voulu signifier : dans certains cas, des rivières ou des plans d’eau totalement dépeuplés ou d’espèces en voix de raréfaction, des rempoissonnements raisonnés, réalisés à l’aide de souches proches de poissons, peuvent donner des résultats remarquables, comme par exemple sur la Vesdre.

Pour conclure, je ne vous dirai que ceci : soyez fiers d’être des pêcheurs, soyez également conscients de votre impact sur la nature et de tout ce que vous pouvez faire de bien ou de mal. Et, surtout, communiquez dès que possible votre passion pour la pêche et votre amour de la nature. Nous sommes de bons défenseurs de l’eau, mais cela ne se sait pas assez !

Jean-Noël Schmitz

mercredi 3 avril 2013

5001 visites en même pas 4 mois !

Ce petit message pour tous vous remercier de vos visites et de l'intérêt et/ou de la curiosité que vous portez aux blogs de la FRPBML !


A bientôt et bonne pêche à tous !

lundi 1 avril 2013

On a remis cela avec Le Mike ! No-kill, mon amour !

La truite, quand tu nous tiens !

Bon, comme vous le savez, Mike et moi aimons nous réveiller fort peu tôt et, le temps de lui téléphoner, de charger la voiture et d'arriver chez lui, l'après-midi était bien entamée. De plus, le temps d'arriver sur la pêche, elle était presque terminée. Pêche du soir, espoir !
J'avoue que la pêche de la truite m'avait bien plu l'an passé et, cette année, je confirme qu'elle m'a bien pris ! Une belle truite sauvage qui mord, c'est une sensation particulière, surtout avec du matériel assez léger : une canne fine et légère, de la tresse et un vairon sur une monture Ariel, c'est l'assurance d'avoir des décharges d'adrénaline.
Il me manquait néanmoins une chose : ma première grosse truite, je parle d'une plus de 45cm. Secrètement, ce dimanche 31 mars, en arrivant à la rivière, l'espoir a bien traversé mon esprit.
Bon, si cela vous intéresse, Mike n'a plus froid aux pieds, mais aux mains, et, pour ma part, je m'habille plus légèrement, donc je sue moins (voir article précédent). On s'adapte, on s'adapte :)
Nous avons à peine 2h de pêche devant nous et découvrons l'endroit. Les fosses se succèdent, mais nous n'avons pas de touche. La première demi-heure est calme. Arrivé sur un beau plat, Mike me passe le témoin et j'attaque la place. Après un ou deux lancers approximatifs, j'arrive à toucher la belle veine d'eau et ma ligne se tend ... décrochée ... ahhh, mon cœur s’arrête ! Je continue à mouliner et, de nouveau, la truite attaque ! Une belle bête, nettement plus combative que les 33cm qu'on a faites des jours précédents. 

Non di djuuuuuu

Oui, c'est ce que j'ai dit ! Après 5 secondes de combats, cette belle fario de près de 40cm vient de se décrocher pour la seconde fois. J'incrimine les triplettes trop petites de ma monture Ariel qui est remontée directement avec des n°14. Je râle, mais la déception passera bientôt !

Je remonte, tu remontes, nous remontons

La prospection continue, malgré le froid et des eaux très claires. Nous arrivons dans un plat du feu de dieu qui va nous valoir 5 ou 6 touches pour autant de décrochages de la part d'un beau poisson et de petits (28-30cm à vue de pif). Ces poissons sont incroyablement agressifs et donnent des coups de nez dans le vairon, plus que de l'avaler. Après ces 15 minutes de folie, nous sommes chauds comme la braise et nous nous promettons de ne plus nous faire avoir. Là, cela commence à être gênant ! Le trou suivant est encore plus beau : étroit, profond, avec une bel affouissement de la berge. C'est fait ! J'ai ma première ! Une magnifique fario de 28cm, rapidement suivie d'une seconde. Et Mike s'y mets aussi ! Nous en prendrons 4 et Mike en décrochera encore une. C'est Byzance, ce trou.

Une fin de pêche de tout beauté

Depuis le précédent trou, le soleil, enfin, la lumière, est un peu moins présent et cela semble motiver les poissons à bien mordre. 19h à ma montre ... l'heure de la réussite ? Le dernier trou que nous ferons tient plutôt de la fosse et, a posteriori, nous l'évaluerons à près de 140cm de profondeur. Mike s'y colle en premier : au deuxième lancer, c'est bingo et il ramène une truite de près de 40cm ... quand je vous disais qu'il excellait sur les grosses ! Damned, elle se décroche à ses pieds. Le temps qu'il remplace son vairon, je commence à lancer. J'arrive juste à placer mon vairon dans le trou quand ma canne plie soudainement : c'est lourd et ça donne de gros coups de tête. Après avoir pensé qu'elle s'était prise dans des branches, je me rends compte que je tiens une super bestiole au bout de ma ligne. Le combat est lourd et tout en puissance. Je n'ai jamais connu cela ! Mon cœur s'emballe complètement quand je la vois arriver. Mazette, quel engin ! Une énorme truite, ma plus grosse, piquée par ce petit triple sur le bord de son bec ! Heureusement, Mike, en homme d'expérience la maitrise et la sort de l'eau. Elle est encore plus impressionnante que je ne le pensais : une robe foncée, une énorme gueule, des poids rouges et noirs. Superbe !
Le temps de la mesurer et de la photographier, je vais vite la remettre dans son élément et, pour mon plus grand plaisir, elle retournera prestement dans sa fosse. Le verdict est tombé : 47cm. Oui, c'est énorme, je trouve aussi !



Le temps de repiquer le triple sur le vairon fraichement utilisé, je relance dans la fosse et, de nouveau, je pique une belle truite ! C'est incroyable, ce trou ! Elle fait 38cm ! Ce sera la dernière de la journée.

Épilogue

En revenant à la voiture, la discussion va bon train. Nous analysons ce qui s'est passé et nous tentons de trouver une explication aux décrochages de la première heure et aux belles prises de la dernières. Ce qui nous vient à l'esprit est que, vu la clarté des eaux aujourd'hui, nous avons été vu quand la lumière était trop forte et que la dernière heure de lumière était bien plus favorables aux intrépides pêcheurs que nous sommes !
Allez, la semaine prochaine, on y retourne !


Le No-kill, pourquoi ?

C'est simple : les rivières en Wallonie produisent environs 3 truites par pêcheur et par an. 5 truites par jour est une limite qui est donc absolument insoutenable pour nos cours d'eau. Si nous voulons de belles truites, il est temps de comprendre que la pêche de ce poisson doit changer et qu'on doit strictement protéger nos poissons de souche ! La rivière n'est pas un étang-pêcherie dont on reprendrait tous les poissons, c'est un milieu fragile, à protéger. Mike, Chris et moi avons fait le choix du no-kill et nous laissons à la nature le rôle de régulateur. Cela ne tuera pas la pêche, cela n'est pas frustrant et, je dirais même plus, c'est très agréable de se dire qu'on a pris du plaisir, sans tout démolir ! Essayez de remettre vos poissons à l'eau, vous verrez que vous prolongerez votre plaisir ! Bonne pêche no-kill à tous !